L’impact limité de la concentration dans le secteur du spectacle

RILÈS
© Christophe Crénel

Le poids des concerts, festivals et spectacles musicaux dans l’économie est une fois encore confirmé par la croissance des revenus de la billetterie recensés en 2016. Les résultats du spectacle musical et variété ne sont pour autant pas synonymes de rentabilité pour les structures. En revanche, certains indicateurs révèlent que la dynamique de concentration du secteur est quelque peu ralentie.

Le spectacle musical et variété confirme sa capacité à conquérir de nouveaux publics. L’année 2016 s’est inscrite dans la continuité des précédentes, avec des progressions tant en termes de fréquentation et de nombre d’évènements que de recettes, d’après l’étude annuelle du CNV publiée cette semaine. Les 63 300 spectacles payants ont commercialisé 26,7 millions d’entrées et généré 813 millions d’euros de recettes de billetterie, soit 50 millions en plus en un an (+7%). L’éclatement auquel l’on assiste dans la musique enregistrée est également de mise dans le secteur du spectacle. Le nombre de producteurs et diffuseurs déclarants des spectacles a encore augmenté l’an dernier pour atteindre 4 200, tandis que quelques 5 000 spectacles supplémentaires par rapport à 2015 ont été recensés par le CNV lors de la perception de la taxe sur les billets. Les effets porteurs des festivals pour l’ensemble de la fréquentation se sont prolongés en 2016 avec une part de 24% des entrées et de 20% de la billetterie. La progression des festivals fait quasiment jeu égal avec les autres spectacles en termes de recettes de billetterie notamment (+7% / +6%). Mais les festivals ont contribué dans un moindre mesure au fait que les spectacles aient attiré plus de publics en 2016.

53% des revenus de la billetterie pour 50 spectacles

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