Chronologie des médias : l’ARP en quête d’alliés pour une expérimentation

Les discussions visant à faire émerger une feuille de route pour in fine aboutir à une réforme de la chronologie des médias ont repris sous l’égide du CNC avec parmi les éléments nouveaux une expérimentation souhaitée par les Cinéastes de l’ARP. Une demande qui, à l’instar des exigences des exploitants et des chaines de télévision payantes, est loin de faire l’unanimité. CultureBiz met en évidence les positions des auteurs, des producteurs, des distributeurs indépendants et des exploitants à ce propos dans le 3ème volet de sa série de contenus exclusifs sur la chronologie des médias.

Une chronologie des médias convergeant avec les habitudes des consommateurs. C’est la trajectoire souhaitée par les Cinéastes de l’ARP, entre autres, pour à la fois assurer aux films une meilleure exploitation et lutter contre le piratage. Créateurs, producteurs, et distributeurs s’accordent sur le constat que les lois de marché de l’exploitation en salles pénalisent une partie de l’offre de films. Les effets de l’offensive des films américains, dont la part de marché ne cesse de croître, et de la concurrence entre les films français sont connus vis-à-vis de la diversité de l’offre et ce malgré l’engagement des cinémas Art et Essai. L’accès au public par le biais des salles de cinéma et l’amortissement des investissements sont on ne peut plus restreints pour les films de petit budget. Dans l’intérêt des créateurs qu’elle représente, la société civile des Auteurs-Réalisateurs-Producteurs (l’ARP) veut trouver des relais d’exposition pour les films dans le cadre de la réforme de la chronologie des médias. La première piste consisterait en une « salle virtuelle » dite de rattrapage pour les films qui ne sont plus exploités en salles de cinémas. Concrètement, un spectateur souhaitant voir un film sorti quelques semaines plus tôt mais qui n’est plus en salles dans un rayon de 100 km d’où il est localisé aurait la possibilité de le voir sur une plateforme par le biais d’un achat à l’acte. « L’idée est de valoriser l’exploitant qui aura pris un risque sur un film difficile et de valoriser le distributeur qui a fait le choix d’un Minima Garanti pour permettre au film d’exister » a commenté Matthieu Debuschere, Délégué Général de l’ARP lors d’une intervention à la Sorbonne il y a quelques jours. La proposition serait dédiée à la petite et la moyenne exploitation pour à la fois les inciter à programmer des films réputés peu rentables et leur donner un avantage sur la grande exploitation.

Auteurs et producteurs partagés

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