Chronologie des médias : un consensus pour favoriser les plus vertueux

Le dossier clivant de la chronologie des médias s’apprête à ponctuer l’actualité de l’industrie du cinéma du second semestre. Les représentants des créateurs (SACD, ARP, SRF, SCAM), producteurs (UPC, SPI), distributeurs (DIRE), exploitants (FNCF), puis des chaînes de télévision gratuites (TF1, France Télévisions, M6, Arte) et enfin des chaînes de télévision payantes (CanalPlus, OCS, Altice Studio) ont été auditionnés mi-juillet au Sénat. La Commission de la Culture publiera des préconisations cette semaine. A travers une série d’articles exclusifs, CultureBiz passe en revue et analyse les positions respectives au sein de la filière du cinéma. Avec un premier volet sur un point de convergence qui se préfigure et aura certainement son importance dans les discussions à venir.

Une chronologie des médias modernisée pour optimiser l’exploitation des films et adapter l’écosystème aux nouveaux arrivants ainsi qu’aux nouvelles habitudes de consommation. C’est le double objectif poursuivi par la réforme portée par le CNC. Les répercussions économiques de la loi du marché des salles vis-à-vis de l’exploitation des films sont connues. Au milieu d’une telle concurrence, les films français sont à l’épreuve de trouver des relais d’exposition. Outre la vidéo à la demande à l’acte – sur laquelle les films sont disponibles quatre mois après leur sortie – les plateformes de vidéo à la demande par abonnement pourraient être une fenêtre d’exposition adéquate pour les films rapidement sortis des salles et aussi pour les films non-préachetés par les chaînes. Un point de relai éloigné par le délai de 36 mois applicable avant que les films ne soient disponibles sur les plateformes. Et ce, alors même que la demande est conséquente, compte tenu de la consommation de contenus en délinéarisé et de la croissance d’abonnés aux plateformes de VOD. En parallèle, les orientations des groupes Canal, Orange et maintenant Altice de consolider leur positionnement dans le paysage de la télévision payante par le biais d’offres de films devraient aussi dégager des opportunités pour l’exploitation des films made in France. Mais bien que la majorité des maillons de la chaîne s’accorde sur le principe de l’avancée des fenêtres, les divergences restent nombreuses sur les modalités de la réforme de la chronologie des médias.

Favoriser les acteurs vertueux

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