Le contexte social et politique n’est pas sans répercussions sur le secteur de la musique. Les attentats de 2015 avaient durant plusieurs mois fragilisé la fréquentation des salles de spectacles et de certains festivals. Et la musique enregistrée n’est pas non plus exempte d’impacts engendrés par des évènements perturbant l’ordre social, le mouvement des gilets jaunes ayant entrainé une baisse des ventes d’albums dans les magasins et les enseignes spécialisées en fin d’année 2018, en plus d’avoir en parallèle nui à l’affluence dans les salles de spectacles. Confrontés à des risques constants, les professionnels du live et leurs partenaires s’adaptent aux exigences en matière de sécurité et de sûreté en faisant évoluer leurs pratiques pour répondre aux attentes des spectateurs et des pouvoirs publics.

Optimiser les conditions de sécurité et de sûreté est une condition sine qua none pour que l’organisation des spectacles soit en phase avec la réglementation, avec la responsabilité envers le public et pour préserver l’économie des évènements et des entreprises. Souvent confondues et pas toujours assimilées, les deux notions couvrent pourtant des périmètres distincts. Le guide « Gérer la sûreté et la sécurité des évènements et sites culturels » publié par le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de la Culture en avril 2017 précise que dans le cadre de l’organisation et la gestion d’évènements, la sécurité englobe les « règles strictes et claires » poursuivant l’objectif de « prévenir et lutter contre les risques accidentels, naturels et technologiques induisant des dangers d’origine non-intentionnels ». En parallèle, la sûreté se caractérise par « l’application de mesures visant à prévenir et à lutter contre les actes délibérés, c’est-à-dire les actions volontaires d’atteinte aux personnes, aux biens et aux bâtiments ». Les organisateurs de spectacles doivent donc à la fois veiller à veiller à la sécurité des installations pour éviter les accidents et prendre des dispositions de sûreté pour éviter autant que faire se peut que des actions malveillantes puissent être commises. Et les risques qui y sont rattachés, certes dans d’autres secteurs comme le tourisme, confèrent au secteur du live une véritable spécificité dans la mesure où les concerts et festivals accueillent plusieurs milliers voire plusieurs dizaines de milliers de spectateurs sur une période de temps limitée.

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